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événement

Balade familiale paysagère

Jeudi 29 Juillet 2010
Jardin Public (Larroque St Sernin)

Soirée Iranienne

Jeudi 18 Mars 2010
17 rue Lafayette
32000 Auch
e-mail
tél.05 62 60 61 11
Tarifs :tarifs habituels + participation à la dégustation
Soirée Iranienne

A 18h. Soirée Iranienne - Auch (Gers)

A l’occasion du nouvel an Iranien - En présence de Mojdeh Famili : 2 films et une pause culinaire

18h : Les chats persans

Ashkan, Negar et Hamed sont trois jeunes gens qui aiment la musique rock et veulent en jouer. Mais les islamistes leur tapent sur la tête (et ça n’est pas une métaphore), et prétendent que la musique, qui plus est occidentale, est impie puisqu’elle provoque des émotions, de la gaîté, du plaisir. Alors, ces dangereux mécréants deviennent littéralement underground. Le film montre cette détermination incroyable, cette liberté inaliénable, cette envie de tout foutre en l’air, de fuir au plus vite ce cauchemar. Bahman Ghobadi, réalisateur kurde iranien très mal vu en son pays pour ses deux films précédents (Un temps pour l’ivresse des chevaux, Les tortues volent aussi), qui lui ont valu une censure totale, a tourné en dix-sept jours - sans autorisations et après des repérages en moto - dans les rues de la ville. Ce film choc est une carte postale musicale, rageuse et drôle, un film en quatrième vitesse où la célérité n’est pas une pause ou un style pour le style, mais un état d’urgence.

20h30 : Téhéran sans autorisation

Des nouvelles officieuses de l’Iran. Munie d’un téléphone mobile, Sepideh Farsi s’est rendue à Téhéran au printemps 2009 pour prendre le pouls de la mégalopole. Images prises sur le vif qui impriment au film un foisonnement, une urgence. La réalisatrice a contourné la censure en s’assurant une relative invisibilité et une totale liberté de mouvement. Filmé à la barbe des mollahs, dans les rues, les taxis, les bars, ce portrait de Téhéran, impressionniste et protéiforme, nous révèle une cité schizophrénique où le traditionalisme le plus archaïque cohabite avec les pratiques de la modernité (les nouvelles technologies, notamment). L’alcool circule sous les tchadors, le sexe obsède les garçons, mais le « voile correct exigé » continue de s’afficher dans les vitrines de certains restaurants...
Au plus près des gens de Téhéran, passants, bonimenteurs, commerçants, jeunes et vieux, Sepideh Farsi réussit un curieux collage où se dessinent les prémices du soulèvement populaire qui éclata en juin dernier, à l’issue de l’élection présidentielle. « Si un film pouvait être une grenade dégoupillée, ce serait celui-ci. Passionnant. »